28 mars 2026 · par Catherine Legouail · 1 min de lecture
Douleur chronique : ce que la sophrologie peut faire (et ce qu'elle ne fait pas)
Commençons par le plus important : la sophrologie ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement. Elle s'inscrit en complément du parcours médical — et c'est dans ce cadre, en lien avec les soignants, que je travaille. Cela posé, voici ce qu'elle peut réellement apporter.
La douleur n'est pas qu'un signal
La douleur qui dure n'est pas un simple message du corps : c'est une expérience que le cerveau construit, amplifiée par la fatigue, l'anxiété, l'anticipation. C'est le cercle vicieux bien connu : la douleur crée la tension et la peur… qui augmentent la douleur. C'est précisément sur ce cercle que l'on peut agir.
Ce que l'on travaille en séance
- Relâcher les tensions qui se sont construites autour de la zone douloureuse ;
- désamorcer l'anticipation — cette crispation qui précède et amplifie ;
- déplacer l'attention : des techniques issues de l'hypnose permettent de modifier la perception de la douleur, son intensité ressentie, la place qu'elle occupe ;
- récupérer : retrouver des moments de détente réelle, car un corps épuisé défend mal ;
- soutenir le moral, parce que vivre avec une douleur est aussi une épreuve psychique.
En lien avec les soignants
Formée à l'hypnose appliquée à la gestion de la douleur, j'ai longtemps travaillé au sein de structures de soin et de bien-être, en collaboration avec les professionnels de santé. Ce travail d'équipe — chacun à sa place — est ce qui sert le mieux la personne accompagnée.
Un objectif honnête
Je ne promets jamais de « faire disparaître » une douleur. L'objectif est plus humble et plus réel : qu'elle prenne moins de place — dans le corps, dans la tête, dans la vie. Et ce chemin-là, séance après séance, est tout à fait possible.