20 avril 2026 · par Catherine Legouail · 1 min de lecture
Addictions : comprendre le mécanisme pour retrouver sa liberté
Si la volonté suffisait, il n'y aurait pas d'addictions. Ce qu'on appelle « manque de volonté » est en réalité un mécanisme bien plus profond — et le comprendre change complètement la façon de s'en libérer.
Ce que la dépendance vient faire
Une addiction est presque toujours une solution avant d'être un problème : une façon rapide de calmer une tension, d'anesthésier une émotion, de combler un vide. Le cerveau retient ce qui soulage vite. C'est pourquoi la seule privation, sans rien d'autre, échoue si souvent : elle retire la solution sans toucher à ce qu'elle soulageait.
Travailler les deux bouts
Un accompagnement sérieux travaille donc sur deux plans à la fois :
- Le mécanisme : repérer les déclencheurs, les automatismes, les moments à risque — et y insérer de nouvelles réponses. La pleine conscience est ici un outil précieux (le programme MBCI, dédié au soutien des addictions, en a fait sa base) : elle apprend à voir venir l'envie, à la laisser monter et redescendre comme une vague, sans y obéir.
- Ce qu'il y a dessous : la tension, l'émotion ou l'histoire que la dépendance venait calmer. C'est souvent là que la sophro-analyse apporte un éclairage décisif.
Sans culpabilité — elle fait partie du problème
La honte et la culpabilité sont les meilleures alliées de la rechute : elles créent exactement la tension que le comportement venait soulager. Un espace d'écoute sans jugement n'est pas un confort, c'est une condition du changement.
Un accompagnement, pas un remplacement
J'accompagne les personnes en complément des suivis médicaux et spécialisés, jamais à leur place — pour certaines dépendances, l'encadrement médical est indispensable. Parlez-en à votre médecin, et si vous souhaitez un soutien psychocorporel dans votre chemin, ma porte est ouverte.